Le Front de libération du peuple du Tigré a lancé un appel urgent à l’Union africaine et à la communauté internationale, demandant la tenue de sessions d’urgence afin de faire face à la dégradation catastrophique de la situation humanitaire dans la région.
Dans une lettre officielle, le Front a averti que les centres de déplacés souffrent d’une pénurie aiguë de nourriture et d’une hausse alarmante des taux de mortalité, susceptibles de dépasser les niveaux observés durant la phase active du conflit.
Le Front a affirmé que la persistance de ces conditions constitue une violation de l’Accord de cessation des hostilités de Pretoria.
Il a appelé à une action immédiate pour garantir un accès humanitaire sans entrave à toutes les zones affectées, y compris les sites de déplacés à Hetsas, Shire, Adwa, Abi Adi, Adigrat et Mekelle.
Le Front a également accusé le gouvernement fédéral éthiopien d’entraver l’acheminement de l’aide et de détourner les initiatives communautaires de secours, affirmant que les déclarations officielles faisant état de la poursuite du soutien « ne reflètent pas la réalité sur le terrain ».
Il a par ailleurs lié la crise à l’absence de règlement du sort de plus d’un million de déplacés dans l’ouest du Tigré, qualifiant cette situation de violation de l’accord de paix.
Le Front a exhorté l’Union africaine à exiger l’ouverture d’une enquête indépendante sur les entraves à l’aide humanitaire et les rapports de décès, et à faire pression pour une mise en œuvre complète de l’accord de Pretoria, avertissant d’une possible responsabilité internationale en cas de poursuite de l’impasse.







