Les combats se sont poursuivis mardi autour de la base militaire d’Anéfis, dans le nord du Mali, où le Front pour la libération de l’Azawad (FLA) affirme avoir renforcé son offensive contre les forces armées maliennes et les éléments de l’Africa Corps russe déployés sur place.
Une source de terrain a indiqué à Al Jazeera que les combattants du FLA avaient utilisé des roquettes de courte portée pour bombarder les positions retranchées à l’intérieur de la base, tandis que les forces assiégées répondaient par le lancement de drones kamikazes.
Selon cette source, le FLA a également mené plusieurs attaques à l’aide de drones visant des installations militaires, dont une tour de télécommunications. Les frappes auraient détruit un véhicule blindé, un camion militaire ainsi qu’un obusier russe de type D-30 utilisé par les combattants de l’Africa Corps.
Le mouvement affirme également avoir abattu un nouvel hélicoptère militaire appartenant à l’armée malienne et à l’Africa Corps dans la région d’Anéfis, portant à trois le nombre d’hélicoptères détruits depuis le début des affrontements. Ces informations n’ont pas pu être vérifiées de manière indépendante.
D’après la même source, un important contingent de soldats maliens et de membres de l’Africa Corps reste encerclé à l’intérieur de la base. Elle estime que la faiblesse des tirs de riposte observée mardi pourrait s’expliquer par une pénurie de munitions ou par une volonté de les économiser.
La source affirme également que trois soldats maliens, dont un officier, auraient été tués alors qu’ils tentaient de se rendre et de quitter la base, accusant des membres de l’Africa Corps d’avoir ouvert le feu sur eux. Cette information n’a pas pu être vérifiée de manière indépendante.
Le FLA affirme vouloir poursuivre son offensive jusqu’à la prise complète de la base ou la reddition des forces qui y sont retranchées.
Par ailleurs, le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a annoncé avoir pris le contrôle d’une caserne militaire de l’armée malienne dans la localité de Sandaré, dans la région de Kayes, à l’ouest du pays. L’armée malienne n’avait pas réagi à cette annonce au moment de la publication.
Dans le même temps, Jacques Rolan, chercheur principal à l’Institute of World Politics, a déclaré à Al Jazeera que les autorités maliennes avaient échoué à plusieurs reprises à reprendre le contrôle de la ville stratégique de Kidal, estimant que le FLA avait démontré sa capacité à maintenir la pression militaire et à poursuivre les combats sur le terrain.







