Une vive controverse a éclaté après un communiqué du ministère éthiopien des Affaires étrangères accusant l’Égypte de “s’accrocher à une mentalité de l’ère coloniale” et de ne pas s’adapter aux réalités actuelles, dans le cadre du différend persistant autour du barrage de la Renaissance et des eaux du Nil.
Le communiqué affirme que les déclarations répétées des responsables égyptiens traduisent la conviction que leur pays dispose d’un “droit exclusif” sur les eaux du Nil, fondé sur “d’anciens traités” et des “allégations historiques infondées”. Il accuse également Le Caire de rejeter le dialogue et de recourir à des menaces directes et indirectes.
Le ministère éthiopien soutient par ailleurs que l’Égypte mène une politique visant à maintenir les pays de la Corne de l’Afrique “faibles et fragmentés” afin de servir ses intérêts, cherchant ainsi à déstabiliser la région, notamment l’Éthiopie.
Ce communiqué s’inscrit dans le cadre du long différend entre les deux pays concernant les modalités de gestion du barrage éthiopien, tandis que l’Égypte insiste sur la préservation de sa part historique des eaux du Nil, conformément à l’accord de 1959 conclu avec le Soudan.
La déclaration a suscité un vif débat sur les réseaux sociaux, où les interprétations divergentes se sont multipliées quant au contexte politique et au timing de ces accusations.







