Le président nigérian Bola Tinubu a annoncé que son pays poursuivrait l’application de nouvelles lois fiscales à compter du 1er janvier, malgré des critiques contestant la conformité du texte officiellement publié avec celui adopté par le Parlement.
M. Tinubu a qualifié cette réforme d’« opportunité historique » pour réajuster le système financier national et accroître les recettes publiques.
Cette annonce intervient dans un contexte de vive controverse politique. Des députés de l’opposition accusent le pouvoir exécutif d’avoir introduit des amendements non autorisés, accordant aux autorités fiscales des prérogatives élargies, ce qui a suscité des inquiétudes quant à de possibles violations des procédures constitutionnelles.
Par ailleurs, la Banque centrale du Nigeria a affiché un optimisme prudent quant aux perspectives économiques du pays. Elle anticipe une croissance de 4,49 % et une baisse de l’inflation à 12,94 % en moyenne en 2026.
La banque attribue ces prévisions positives à la stabilisation du marché des changes, à l’augmentation de la production pétrolière et à la consolidation des réformes structurelles, notamment dans le secteur fiscal.
Il convient de rappeler que le gouvernement nigérian a mis en œuvre, au cours des deux dernières années, une série de réformes économiques majeures, incluant la suppression des subventions sur le carburant et la dévaluation de la monnaie nationale. Toutefois, le défi budgétaire demeure, avec la perspective d’un déficit public persistant l’an prochain.







