Les autorités tanzaniennes ont libéré plus de 100 jeunes détenus pour trahison en lien avec les manifestations ayant éclaté le 29 octobre 2025, jour des élections.
Cette libération intervient en exécution d’une promesse faite par la présidente Samia Suluhu Hassan après sa réélection, un geste perçu comme une tentative d’apaisement.
Cependant, des craintes subsistent quant à la poursuite de la répression sécuritaire, les autorités menant toujours une campagne d’arrestations ciblant militants et influenceurs sur les réseaux sociaux, notamment dans des groupes WhatsApp, sous l’accusation d’incitation à la violence.
Parallèlement, l’opposition prévoit de nouvelles manifestations le 9 décembre, date à laquelle le gouvernement a décidé d’annuler les célébrations nationales et de rediriger leur budget vers la réparation des infrastructures.
À noter que les élections contestées d’octobre dernier ont été marquées par des accusations de fraude de la part de l’opposition et d’observateurs internationaux, suivies d’une répression violente ayant fait des centaines de morts selon l’opposition, tandis que les autorités n’ont toujours pas publié de bilan officiel.







