Julius Maada Bio, président de la Sierra Leone et président en exercice de la CEDEAO, a averti lors d’une séance du Conseil de sécurité de l’ONU que l’inaction face au terrorisme au Sahel pourrait transformer la région en « refuge permanent pour les poches extrémistes », soulignant que ces menaces ne se trouvent qu’à quelques heures des grandes métropoles mondiales.
Il a proposé la création d’un pacte de coordination entre la CEDEAO, l’ONU et l’Union africaine afin d’harmoniser les efforts en matière de sécurité, de gouvernance et d’action humanitaire.
Maada Bio a affirmé que l’Alliance des États du Sahel (Mali, Burkina Faso, Niger) pourrait compléter les mécanismes existants à travers cette approche.
Il a insisté sur le fait que les réponses militaires seules restent insuffisantes, appelant à renforcer le partage de renseignements, la surveillance et les capacités de transport aérien, qui figurent parmi les faiblesses récurrentes des armées nationales.
Le président a également souligné la supériorité en armement des groupes armés par rapport aux forces nationales, leur permettant d’ouvrir plusieurs fronts simultanément et de perturber les routes commerciales.
Cette mise en garde intervient alors que la CEDEAO fait face à un déficit de financement pour mettre en œuvre sa décision de déployer une « force en attente » afin de répondre à la détérioration de la situation sécuritaire. La région a enregistré 450 attaques armées ayant fait plus de 1 900 morts entre janvier et novembre 2025.







