Une grève générale a paralysé la ville côtière de Gabès, dans le sud de la Tunisie, où des dizaines de milliers de manifestants ont exigé la fermeture d’une usine chimique publique considérée comme la principale source de pollution de la région.
Le mouvement, lancé par l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), a entraîné la fermeture des commerces, marchés, écoles et cafés. Les protestataires ont brandi des pancartes dénonçant la pollution provoquée par l’usine de phosphate appartenant à la Compagnie des phosphates de Gafsa (CGT), scandant des slogans réclamant le droit de la ville à un environnement sain.
Ce mouvement survient alors qu’un audit récent a révélé de graves violations des normes environnementales dans l’usine, qui déverse chaque jour des milliers de tonnes de déchets dans la mer Méditerranée, affectant la faune marine et les moyens de subsistance des pêcheurs.
Le gouvernement a, de son côté, annoncé un projet de construction d’un hôpital spécialisé dans le traitement du cancer à Gabès, face à la hausse des cas enregistrés, tandis que les autorités redoutent une propagation du mouvement à d’autres régions confrontées à des problèmes similaires.







