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La crise iranienne atteint un tournant critique avec la première exécution programmée d’un manifestant et un avertissement américain

La crise politique en Iran est entrée dans une phase décisive et hautement instable, alors que des organisations internationales de défense des droits humains et des responsables américains confirment que les autorités iraniennes se préparent à procéder à la première exécution d’un manifestant lié aux troubles nationaux en cours, dans un contexte de menaces économiques et militaires américaines de plus en plus explicites.

Selon des responsables américains et des organisations de défense des droits humains, cette exécution programmée accroît le risque d’une répression intérieure plus sévère et d’une confrontation internationale élargie.

Première exécution confirmée
D’après des déclarations du département d’État américain et des rapports de l’organisation Hengaw pour les droits humains, les autorités iraniennes devraient exécuter mercredi Erfan Soltani, 26 ans.

Originaire de Fardis, près de la ville de Karaj, Soltani a été arrêté le 8 janvier lors de manifestations qui se sont étendues à plusieurs provinces iraniennes. Il a été condamné pour moharebeh (« guerre contre Dieu »), une accusation prévue par le code pénal islamique iranien et passible de la peine de mort obligatoire.

Des organisations de défense des droits humains et des responsables américains affirment qu’il a été privé d’accès à un avocat et condamné sans procès formel. Sa famille aurait bénéficié d’une dernière visite de dix minutes le 11 janvier.

Les observateurs internationaux estiment que plus de 10 600 personnes ont été arrêtées depuis l’intensification des manifestations au début du mois, des dizaines d’entre elles risquant la peine capitale.

« Il s’agit de la première exécution programmée d’un manifestant. Ce ne sera peut-être pas la dernière », a déclaré un haut responsable américain mardi.

Avertissement de Donald Trump
L’annonce intervient alors que le président américain Donald Trump a adressé des avertissements directs à Téhéran.

Dans une interview accordée à CBS News dans le Michigan le 13 janvier, Trump a déclaré que les États-Unis prendraient des mesures « très fortes » si les autorités iraniennes procédaient à des pendaisons de manifestants. Sans préciser de mesures militaires, il a évoqué de précédentes frappes américaines dans la région et réaffirmé que « l’aide arrive » pour le peuple iranien.

Il a également annoncé l’annulation de tous les contacts diplomatiques avec des responsables iraniens et appelé les Iraniens à « prendre le contrôle de leurs institutions ».

Sur le plan économique, la Maison Blanche a confirmé que depuis le 12 janvier, les États-Unis imposent un droit de douane de 25 % à tout pays poursuivant des échanges commerciaux avec l’Iran.

Réponse ferme de Téhéran
Les autorités iraniennes ont rejeté les déclarations américaines et dénoncé une ingérence étrangère.

Ali Larijani, secrétaire du Conseil suprême de sécurité nationale iranien, a accusé Donald Trump et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu d’être les « principaux tueurs du peuple iranien » et de porter la responsabilité de toute victime civile résultant d’une action extérieure.

Le président du Parlement iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que toute frappe militaire américaine entraînerait des représailles contre des actifs militaires américains et le transport maritime régional.

Situation humanitaire en détérioration
Les organisations de défense des droits humains décrivent une situation humanitaire qui se détériore rapidement, marquée par des arrestations massives, des restrictions d’information pour les familles de détenus et des perturbations des communications dans plusieurs provinces.

Perspectives
Alors que la première exécution est imminente, que la pression américaine s’intensifie et que Téhéran menace de représailles, la crise se trouve à un moment charnière susceptible de déterminer si les troubles resteront internes ou dégénéreront en conflit régional.

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