La course à la succession du secrétaire général des Nations unies est entrée dans une nouvelle phase avec la candidature de l’ancien président sénégalais Macky Sall, qui rejoint cinq autres candidats, dont quatre femmes. Cette élection pourrait conduire, pour la première fois, à la nomination d’une femme à la tête de l’ONU.
Le mandat de l’actuel secrétaire général António Guterres prendra fin le 31 décembre 2026, et son successeur entrera en fonctions le 1er janvier 2027.
Macky Sall (Sénégal)
Président du Sénégal de 2012 à 2024, Macky Sall met en avant son expérience à la tête de l’État. Il plaide notamment pour une réforme du Conseil de sécurité et un renforcement de la représentation des pays en développement au sein des Nations unies.
Sa candidature a été officiellement présentée par le Burundi durant sa présidence tournante de l’Union africaine, avant que le Sénégal n’annonce son soutien total et ne mobilise son réseau diplomatique.
Rafael Mariano Grossi (Argentine)
Diplomate argentin, il dirige l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) depuis 2019. Il a notamment conduit les discussions sur le programme nucléaire iranien et supervisé les missions de l’AIEA à la centrale nucléaire de Zaporijjia en Ukraine. Il est considéré comme l’un des principaux favoris.
Rebeca Grynspan (Costa Rica)
Actuelle secrétaire générale de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), elle a également occupé les fonctions de vice-présidente du Costa Rica. Elle défend une réforme du système multilatéral et un renforcement de la coopération internationale.
Michelle Bachelet (Chili)
Ancienne présidente du Chili, Michelle Bachelet a également été Haute-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme et directrice exécutive d’ONU Femmes. Bien que le Chili ait retiré son soutien officiel, sa candidature bénéficie toujours du soutien du Brésil et du Mexique.
María Fernanda Espinosa (Équateur)
Ancienne ministre des Affaires étrangères et de la Défense de l’Équateur, elle a également présidé l’Assemblée générale des Nations unies. Candidate présentée par Antigua-et-Barbuda, elle met l’accent sur la prévention des conflits et le renforcement du multilatéralisme.
Carolyn Rodrigues-Birkett (Guyana)
Ancienne ministre des Affaires étrangères du Guyana, elle est aujourd’hui représentante permanente de son pays auprès des Nations unies. Sa candidature s’appuie sur une longue expérience diplomatique au sein de l’organisation.
La présence de quatre femmes parmi les six candidats ouvre la possibilité historique de voir, pour la première fois, une femme élue au poste de secrétaire générale des Nations unies.







