Le politicien nigérien démocrate et militant de la paix Oumar Moctar Alansary a appelé à éviter tout enlisement du Niger dans des confrontations militaires extérieures, plaidant pour que la priorité soit accordée à la réconciliation nationale intérieure et au dialogue.
Dans un communiqué publié ce lundi 4 mai 2026, M. Alansary a adressé un rappel direct à son « frère » Rhissa Ag Boula, leader du mouvement Forces Armés Libres (FAL), en lui remémorant leur émission télévisée commune diffusée en 2012 sur la Chaîne Canal 3 en langue tamacheq.
Il a déclaré : « Cher frère Rhissa, en 2012, nous avions participé ensemble à une émission télévisée sur la Chaîne Canal 3 en tamacheq… À la fin de cette émission, tu avais toi-même appelé à l’unité nationale et à la cohésion sociale… Cher frère Rhissa, n’oublie pas ce que nous avions dit ensemble ce jour-là.
Le Niger n’a pas besoin de nouvelles guerres. »
Le politicien démocrate a également lancé un appel clair au Conseil militaire au pouvoir (CNSP) : « Au lieu d’impliquer l’armée nationale dans des confrontations extérieures, concentrez-vous sur la réconciliation nationale intérieure. L’armée nigérienne a déjà bien assez de défis sécuritaires à relever sur le territoire national. »
Il a insisté sur le fait que le soutien au Mali doit être avant tout politique et axé sur une réconciliation nationale inclusive, plutôt que militaire, affirmant que « les armes ne construisent pas les nations » et que « les combats fratricides ne rétablissent aucun droit ».
Une voix modérée dans une région en ébullition
Oumar Moctar Alansary est considéré comme l’une des voix démocratiques les plus respectées au Niger. Il s’est toujours distingué par son engagement constant en faveur du dialogue, de la paix et de la réconciliation nationale, dans un Sahel secoué par les conflits armés et les transitions militaires.
Son communiqué intervient dans un contexte de tensions croissantes entre certaines groupes armés de l’Azawad et les autorités maliennes, suscitant des craintes d’une extension du conflit aux pays voisins.
Il a conclu son texte par une prière : « Que Dieu préserve le sang des musulmans et unisse leur parole autour de la vérité.»







