Le gouvernement soudanais a averti les agences des Nations unies de ne pas coopérer avec une structure de coordination humanitaire créée par la branche politique des Rapid Support Forces, reflétant la montée des tensions concernant l’acheminement de l’aide et la souveraineté.
Le 6 mai, le ministère des Affaires étrangères a convoqué Denise Brown ainsi que des représentants d’agences onusiennes à Khartoum pour exprimer son rejet de la « National Authority for Humanitarian Access » récemment établie à Nyala, au Darfour du Sud.
Le gouvernement a indiqué que toute coopération institutionnelle avec cette entité, y compris l’enregistrement, la coordination opérationnelle ou les accords techniques, constituerait une reconnaissance d’une entité parallèle illégitime.
Le ministère a souligné que cela serait considéré comme une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Soudan, mettant en garde contre tout contournement des institutions officielles.
Il a ajouté que le gouvernement reste engagé à faciliter l’aide humanitaire via des canaux officiels et légitimes, en coordination avec les autorités nationales.
Ce différend reflète la complexité du paysage politique et humanitaire créée par le conflit entre les Sudanese Armed Forces et les RSF depuis avril 2023.
Cette position rejoint des avertissements internationaux concernant l’émergence de structures parallèles dans les zones contrôlées par les RSF.
Malgré cela, des contacts limités se poursuivent pour assurer l’accès humanitaire et la protection des civils.
Les agences humanitaires font face à de fortes contraintes opérationnelles.
La crise est décrite comme la plus grande crise de déplacement au monde, avec environ 13 millions de personnes déplacées.
Des inquiétudes ont également émergé après des attaques contre des infrastructures civiles.
Les analystes estiment que cette situation complique la coordination de l’aide.
La controverse devrait compliquer davantage les négociations humanitaires.







