La Compagnie nationale de pétrole et la société de raffinage de Zawiya ont confirmé que la raffinerie de Zawiya, infrastructure stratégique du secteur énergétique libyen, a repris ses activités à pleine capacité après un arrêt d’urgence temporaire provoqué par des affrontements armés à proximité. Dans un communiqué officiel, la société a indiqué que la production a retrouvé son niveau habituel d’environ 120 000 barils par jour, rétablissant un élément essentiel de l’approvisionnement en carburant dans l’ouest du pays.
Selon des évaluations préliminaires réalisées après la fin des combats, plusieurs projectiles de gros calibre sont tombés à l’intérieur du complexe, mais aucune destruction majeure n’a été enregistrée dans les unités de raffinage, les installations de stockage ou les systèmes opérationnels. La raffinerie a également repris la réception de brut en provenance du champ de Sharara, le plus grand du pays avec une capacité estimée à 300 000 barils par jour.
Les autorités ont précisé que l’approvisionnement en carburant vers Tripoli et les régions voisines est resté stable pendant l’interruption grâce à l’utilisation de réserves stratégiques.
L’arrêt avait été décidé le 8 mai à titre préventif après des bombardements intenses ayant touché plusieurs zones du site. Les autorités sécuritaires ont indiqué que les affrontements étaient liés à une opération menée sur ordre judiciaire contre des groupes soupçonnés de trafic de carburant, de traite humaine et d’activités criminelles organisées.
Au plus fort des affrontements, le personnel non essentiel a été évacué et les navires pétroliers ont été éloignés du port afin de réduire les risques d’explosion et de dommages environnementaux.
La raffinerie de Zawiya constitue un pilier central de l’infrastructure énergétique libyenne, servant de principal centre de traitement du carburant dans l’ouest et de point d’arrivée du pipeline reliant le champ de Sharara aux installations côtières.
La continuité de son fonctionnement est essentielle pour la distribution nationale de carburant et la stabilité économique.
Après les affrontements, la mission des Nations unies a renouvelé ses appels à la protection des infrastructures civiles et économiques.
La reprise rapide des activités devrait atténuer les inquiétudes liées à l’approvisionnement et aux exportations.
Cependant, l’instabilité persistante continue de menacer le secteur énergétique.







