Une frappe aérienne menée par l’armée de l’air nigériane, visant une position présumée de Boko Haram près de la frontière entre les États de Yobe et de Borno, a frappé par erreur un marché civil à Jilli, causant de lourdes pertes humaines et ravivant les inquiétudes concernant la protection des civils dans les zones de conflit.
Selon les autorités, l’opération était conçue comme une « frappe de précision » fondée sur des renseignements indiquant la présence de combattants dans la zone.
Les autorités ont ensuite reconnu que la frappe avait manqué sa cible et atteint le marché de Jilli, un centre commercial fréquenté par les habitants. L’incident a été qualifié d’« erreur », avec confirmation de victimes civiles.
Aucun bilan officiel définitif n’a été communiqué, mais des sources locales et des organisations de défense des droits humains estiment que le nombre de morts pourrait dépasser 100, avec de nombreux blessés.
Les équipes de secours ont été déployées rapidement, évacuant les victimes vers des hôpitaux à Geidam et Maiduguri.
L’armée de l’air nigériane a annoncé l’ouverture d’une enquête, affirmant que l’opération reposait sur des renseignements fiables et réitérant son engagement à limiter les pertes civiles.
La zone se situe dans un corridor instable marqué par l’activité insurgée, où certains marchés servent parfois de points logistiques, compliquant la distinction entre civils et combattants.
Les analystes soulignent que les frappes aériennes dans des zones densément peuplées comportent un risque élevé pour les populations civiles.
Des organisations humanitaires devraient appeler à une enquête transparente et au renforcement des mesures de protection des civils.







