Une cour sud-africaine a condamné le leader des Combattants pour la liberté économique, Julius Malema, à cinq ans de prison après sa condamnation pour plusieurs infractions liées aux armes à feu.
Cette décision fait suite à un jugement rendu en octobre 2025, dans lequel Malema a été reconnu coupable de cinq chefs d’accusation liés à un incident survenu en juillet 2018 lors d’un rassemblement politique à Mdantsane, incluant la possession illégale d’une arme et de munitions, la mise en danger d’autrui et le tir d’arme à feu dans un espace public.
Le tribunal a rejeté l’argument de la défense selon lequel les tirs étaient de nature célébratoire, estimant qu’il s’agissait d’un acte délibéré en violation des lois sur la sécurité des armes.
La magistrate a souligné la gravité de tels actes dans un pays confronté à des niveaux élevés de violence armée, rappelant que l’utilisation d’armes dans des espaces publics expose les civils à des risques importants, en particulier lorsqu’elle est le fait d’une personnalité publique.
En plus de la peine de prison, la cour a infligé des amendes totalisant 60 000 rands, avec des peines supplémentaires en cas de non-paiement.
L’équipe juridique de Malema a déposé un recours contre la condamnation et la peine, ce qui suspend l’exécution de la décision jusqu’à l’issue de la procédure judiciaire.
Si la condamnation est confirmée, elle pourrait avoir des conséquences politiques, la loi sud-africaine interdisant aux personnes condamnées à plus de douze mois de prison de siéger au parlement.
L’affaire a suscité un débat politique, le parti de Malema dénonçant des poursuites à motivation politique, tandis que des analystes estiment que son issue pourrait influencer l’avenir du dirigeant et la structure du parti.







