Madagascar a déclaré un état d’urgence énergétique national de 15 jours en raison d’une grave crise d’approvisionnement en carburant liée au conflit au Moyen Orient et à ses effets sur les marchés mondiaux du pétrole.
La décision a été prise à l’issue d’un conseil des ministres exceptionnel accordant aux autorités des pouvoirs spéciaux pour stabiliser l’approvisionnement et protéger les services essentiels. Ces mesures resteront en vigueur jusqu’au 22 avril.
Le gouvernement a indiqué que les perturbations liées au conflit ont provoqué des dysfonctionnements majeurs dans la chaîne d’approvisionnement énergétique.
Le cadre d’urgence permet de contourner les procédures classiques d’importation d’accélérer les livraisons de carburant et d’imposer un rationnement de l’électricité si nécessaire.
Le secteur électrique est fortement affecté en raison de sa dépendance aux centrales thermiques alimentées par carburant.
Des coupures généralisées ont été signalées à Antananarivo et dans d’autres villes avec un rationnement strict.
Bien que Madagascar s’approvisionne en partie à Oman notamment via le port de Sohar hors du détroit d’Ormuz l’instabilité régionale perturbe le transport maritime.
La hausse des coûts d’assurance et les retards aggravent la pénurie.
La crise reflète les pressions plus larges sur les pays africains importateurs d’énergie.
Selon l’Agence internationale de l’énergie il s’agit de l’une des plus importantes perturbations de l’offre avec un baril de Brent dépassant 100 dollars.
Plusieurs pays africains ont adopté des mesures d’urgence notamment la suspension de taxes et la réduction des prélèvements sur les carburants.
Les analystes estiment que les mesures peuvent stabiliser la situation à court terme mais avertissent qu’une crise prolongée pourrait aggraver les tensions économiques.
Les autorités devraient publier de nouvelles mises à jour à mesure que les mesures entrent en vigueur.







