Des forces conjointes ougandaises et congolaises ont secouru plus de 200 civils retenus en captivité lors d’une opération militaire coordonnée dans l’est de la République démocratique du Congo, dans le cadre de l’opération Shujaa.
L’intervention a été menée après un raid contre un camp majeur de combattants situé le long de la rivière Epulu, que des sources militaires attribuent à un chef connu sous le nom de « Mzee Mayor ».
Plusieurs combattants ont été neutralisés et des armes ainsi que des explosifs ont été saisis. Les autorités indiquent que le nombre de personnes secourues pourrait augmenter, d’autres captifs ayant fui les zones sous contrôle des groupes armés.
De nombreux survivants ont rejoint les positions des forces conjointes dans des localités voisines après s’être échappés sous la pression des opérations militaires.
Les équipes médicales ont signalé que plusieurs rescapés se trouvaient dans un état critique, souffrant de malnutrition sévère, d’épuisement et de maladies non traitées, notamment le paludisme et des infections respiratoires.
Des témoignages de survivants font état d’abus dans les camps, incluant le travail forcé, la privation de nourriture et des pratiques coercitives visant des femmes et des jeunes filles.
Malgré le succès de l’opération, la situation sécuritaire dans l’est de la RDC demeure instable, avec des attaques persistantes de groupes armés entraînant des pertes humaines et des déplacements de population.
Les analystes estiment que ces groupes adaptent leurs tactiques en se repliant vers des zones plus reculées pour échapper aux opérations militaires.
Les autorités évoquent néanmoins des signes de stabilisation dans certaines zones, notamment la réouverture d’écoles et la reprise partielle du commerce transfrontalier.
L’opération Shujaa reste un élément central des efforts régionaux de lutte contre l’insurrection, les responsables soulignant que la stabilité à long terme dépendra de la poursuite des opérations, du soutien humanitaire et des réformes de gouvernance.







