Le chef de la mission de maintien de la paix des Nations unies en République démocratique du Congo, James Swan, a averti que la montée de la violence dans l’est complique les efforts visant à réduire une opération déployée depuis de nombreuses années.
Ces déclarations ont été faites à l’issue d’une visite de trois jours dans le Nord-Kivu et l’Ituri, où les groupes armés continuent d’étendre leurs activités malgré le retrait progressif des forces onusiennes.
Dans la ville de Beni, Swan a rencontré des responsables militaires pour évaluer la coordination entre les troupes de l’ONU et l’armée congolaise, alors que les autorités locales estiment que la menace dépasse désormais le cadre d’une insurrection interne et s’inscrit dans des réseaux transfrontaliers.
À Bunia, il a réaffirmé l’engagement de la mission à protéger les déplacés internes, alors que des centaines de milliers de civils vivent encore dans des camps de plus en plus ciblés par des attaques de milices.
Les responsables sécuritaires ont signalé une évolution des tactiques des groupes armés, avec une attaque coordonnée contre un site minier ayant causé des pertes humaines et des destructions, indiquant une orientation vers la perturbation économique.
Des rapports font également état d’une augmentation de l’utilisation de combattants mineurs, avec la participation d’adolescents à des attaques contre des zones minières.
Les groupes armés exploitent des failles sécuritaires pour s’étendre dans de nouvelles zones, tandis que les forces gouvernementales restent engagées dans d’autres affrontements dans la région.
Sur le plan diplomatique, les efforts de stabilisation se heurtent toujours à des difficultés malgré des accords sur l’accès humanitaire et les garanties juridiques.
Les autorités locales demandent un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu plus efficace, évoquant des violations répétées des accords précédents.
La détérioration de la situation sécuritaire a conduit à une réévaluation de la mission onusienne, qui poursuit son retrait de certaines zones tout en maintenant une présence dans d’autres en raison des menaces persistantes.
La protection des civils demeure au cœur du mandat, dans un contexte de menaces accrues contre les militants, notamment les femmes, et d’une montée des violences dans les camps de déplacés.
La dégradation de la situation sécuritaire alimente également une crise humanitaire croissante, avec des milliers de nouveaux déplacés ces dernières semaines.
Ces évolutions illustrent la complexité des défis auxquels sont confrontés les efforts de stabilisation dans l’est du Congo, où se croisent pressions sécuritaires, politiques et humanitaires.







