Le département du Trésor américain a annoncé des sanctions visant un réseau d’individus et d’entreprises colombiens accusés de soutenir les Forces de soutien rapide au Soudan en recrutant d’anciens militaires pour participer au conflit.
Ces mesures ont été prises par le Bureau de contrôle des avoirs étrangers alors que la guerre au Soudan entre dans sa troisième année entre l’armée nationale et les Forces de soutien rapide, un conflit décrit comme la plus grande crise humanitaire au monde.
Selon les autorités américaines, ce réseau a facilité l’envoi de centaines d’anciens soldats colombiens au Soudan منذ 2024, حيث ont été engagés dans des opérations de combat et de soutien technique.
Les sanctions visent des sociétés de recrutement et des individus associés soupçonnés d’avoir organisé le transfert de combattants vers cette zone de conflit.
Le Trésor américain a estimé que ces activités ont contribué à l’intensification des violences, notamment dans la région du Darfour, où des combattants étrangers auraient été présents dans des zones marquées par de graves violations.
La situation humanitaire continue de se détériorer, avec environ 34 millions de personnes ayant besoin d’une aide urgente et plus de 14 millions de déplacés depuis le début du conflit en avril 2023.
En parallèle, les États-Unis ont appelé à un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel de trois mois afin de faciliter l’accès humanitaire et d’améliorer la situation des civils.
Les sanctions incluent le gel des avoirs relevant de la juridiction américaine et l’interdiction de toute transaction avec les personnes et entités désignées.
L’annonce coïncide avec une conférence internationale sur le Soudan tenue à Berlin, au cours de laquelle les donateurs ont promis plus de 1,5 milliard d’euros d’aide humanitaire.
Les analystes estiment que cette décision s’inscrit dans une stratégie visant à perturber les réseaux de soutien externes et à accroître la pression en faveur d’une désescalade et d’un accès humanitaire.







