Un groupe d’environ 15 migrants originaires d’Amérique latine est arrivé à Kinshasa, marquant la première mise en œuvre connue d’un accord entre les États-Unis et la République démocratique du Congo pour des expulsions vers des pays tiers.
Cette initiative reflète une évolution de la politique migratoire américaine, consistant à transférer vers des pays tiers des migrants qui ne peuvent pas être renvoyés dans leur pays d’origine.
Selon les autorités, ce dispositif concerne des personnes bénéficiant d’une protection juridique en raison de risques pour leur sécurité, ce qui conduit à leur réinstallation temporaire dans d’autres États.
Les autorités congolaises ont précisé que cet accord est temporaire et n’entraîne aucune charge financière pour le pays, les États-Unis prenant en charge l’ensemble des coûts logistiques et opérationnels.
Les migrants sont arrivés à l’aéroport international de Ndjili et sont actuellement hébergés dans un lieu temporaire à Kinshasa, pour une durée estimée entre 10 et 15 jours dans l’attente de nouvelles dispositions.
Cet accord s’inscrit dans un réseau plus large de partenariats entre les États-Unis et plusieurs pays africains, notamment l’Eswatini, le Ghana, le Rwanda, l’Ouganda, la Guinée équatoriale et le Soudan du Sud.
Cette politique suscite des critiques de la part d’organisations de défense des droits humains, qui estiment qu’elle pourrait transférer la responsabilité vers des pays disposant de ressources limitées et créer une incertitude juridique pour les migrants.
Les autorités congolaises présentent leur participation comme un geste de solidarité internationale, tout en soulignant que le dispositif ne vise pas une installation permanente.
L’arrivée de ce groupe laisse présager une montée en puissance de ce type de mesures dans la politique migratoire américaine.







