Le gouvernement fédéral du Nigeria a ordonné l’ouverture d’une enquête complète et indépendante sur une frappe aérienne menée le 11 avril dans la zone de Jilli, une région à haut risque située à la frontière entre les États de Borno et de Yobe.
Le ministre de l’Information a indiqué que l’enquête examinera les renseignements, les procédures de ciblage et l’exécution de l’opération, afin d’identifier d’éventuelles défaillances et d’assurer la responsabilité si nécessaire.
Les autorités ont affirmé que la frappe s’inscrivait dans une opération de lutte contre le terrorisme menée par l’armée de l’air nigériane dans le cadre de l’opération Hadin Kai, visant des éléments armés identifiés dans la zone.
La zone de Jilli est considérée comme un bastion de groupes armés, utilisés pour coordonner des attaques et maintenir des réseaux logistiques, notamment par Boko Haram et l’État islamique en Afrique de l’Ouest.
Des responsables, dont le gouverneur de l’État de Borno, ont précisé que les marchés de Jilli et de Gazabure avaient été fermés officiellement il y a environ cinq ans en raison de l’activité insurgée persistante, la zone étant depuis classée comme restreinte.
Malgré les objectifs militaires affichés, le gouvernement a reconnu des informations faisant état de victimes civiles à la suite de la frappe et a présenté ses condoléances aux familles touchées, qualifiant toute perte de vies civiles de profondément regrettable.
Le gouvernement a réaffirmé que la protection des civils demeure une priorité pour les forces armées et a indiqué coopérer avec les agences d’urgence fédérales et locales afin d’apporter une assistance aux personnes affectées.
Parallèlement à l’enquête fédérale, l’armée nigériane a lancé une évaluation interne afin de vérifier le respect des procédures opérationnelles.
Les conclusions de ces enquêtes devraient permettre d’ajuster les protocoles militaires et de renforcer les mesures visant à réduire les dommages causés aux civils dans le cadre des opérations en cours.







