Le gouvernement du Ghana a annoncé une intervention temporaire d’un mois visant à atténuer l’impact de la hausse des prix mondiaux du carburant sur les consommateurs, dans un contexte de volatilité persistante des marchés internationaux, notamment au Moyen-Orient.
Selon cette mesure entrée en vigueur le 16 avril, l’État prendra en charge une partie du coût du carburant afin de stabiliser les prix à la pompe, couvrant 2,00 cédis par litre de diesel et 0,36 cédi par litre d’essence.
Le ministère de l’Énergie a qualifié cette décision de sacrifice nécessaire pour protéger les ménages et les entreprises contre des hausses soudaines des prix, malgré ses implications budgétaires.
Les autorités estiment que cette mesure entraînera un manque à gagner d’environ 200 millions de cédis sur la période d’un mois, tout en soulignant qu’elle reste temporaire et sera réévaluée en fonction de l’évolution des marchés pétroliers mondiaux.
Parallèlement, le gouvernement a demandé au ministère des Transports d’accélérer le déploiement de 100 bus supplémentaires dans le cadre du système de transport public afin d’offrir des options de déplacement plus abordables, notamment dans les grandes zones urbaines.
Les prix du carburant restent encadrés par l’Autorité nationale du pétrole, qui supervise un marché libéralisé. Pour la période actuelle, le prix plancher a été fixé à 13,27 cédis par litre pour l’essence et à 16,10 cédis pour le diesel, reflétant des ajustements récents.
Les prix à la pompe peuvent toutefois varier selon les sociétés de distribution, en fonction des coûts opérationnels, des marges et des dynamiques d’approvisionnement.
Les autorités indiquent que cette intervention s’inscrit dans une stratégie plus large visant à maintenir la stabilité des prix et à soutenir la reprise économique, tandis que les analystes soulignent la nécessité d’équilibrer discipline budgétaire et soutien à court terme.
Les semaines à venir seront déterminantes, les autorités suivant de près l’évolution des prix du pétrole pour décider d’éventuelles mesures supplémentaires.







