Les tensions au Sahel se sont intensifiées après les déclarations de responsables maliens et nigériens lors du Forum international sur la sécurité à Dakar, illustrant un élargissement des divergences entre l’Alliance des États du Sahel et ses partenaires régionaux et occidentaux.
Le ministre malien des Affaires étrangères a accusé des pays voisins d’abriter des groupes armés opérant sur le territoire malien, dans un contexte de dégradation des relations régionales.
Le différend avec la Mauritanie s’est accentué à la suite d’allégations d’incursions militaires transfrontalières, rejetées par Nouakchott.
Les tensions régionales s’étendent également, le Niger ayant précédemment accusé certains pays d’Afrique de l’Ouest de soutenir des activités déstabilisatrices, entraînant des frictions diplomatiques et des perturbations sur des axes stratégiques.
Lors du forum, le ministre nigérien des Affaires étrangères a vivement critiqué la France, l’accusant de poursuivre des politiques visant à maintenir son influence.
Il a également dénoncé ce qu’il considère comme une incohérence des partenaires occidentaux dans la lutte contre le terrorisme.
Les responsables maliens et nigériens ont réitéré des accusations d’ingérence extérieure dans les conflits du nord du Mali, accusations rejetées par les parties concernées.
Sur le plan régional, la rupture avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest semble se consolider, le Mali excluant tout retour tout en se disant ouvert à une coopération limitée en matière de commerce et de circulation.
Cette évolution met en évidence une fragmentation croissante des architectures de sécurité dans la région.
Les analystes estiment que cette division pourrait prolonger l’instabilité, dans un contexte de baisse de la coopération et de méfiance accrue entre les acteurs.







