Les tensions s’intensifient dans le nord de l’Éthiopie après l’annonce par le Front populaire de libération du Tigré de la dissolution de l’administration régionale intérimaire et du rétablissement de ses structures de gouvernance d’avant-guerre.
Cette décision suscite des inquiétudes à Addis-Abeba et au sein de la communauté internationale, qui y voit une violation de l’accord de paix de Pretoria ayant mis fin au conflit de 2020 à 2022.
Le TPLF justifie cette mesure en accusant le gouvernement fédéral de ne pas avoir respecté des dispositions essentielles de l’accord, notamment en matière de soutien financier à l’administration régionale.
Le mouvement évoque également une recrudescence des tensions sur le terrain, avec des affrontements signalés entre forces locales et armée fédérale depuis le début de l’année 2026.
Un autre point de désaccord concerne la prolongation du mandat de l’administration intérimaire sans concertation élargie, que le TPLF considère comme une atteinte à l’autonomie régionale.
La crise est aggravée par des divisions internes au sein de la direction du Tigré, le chef de l’administration intérimaire étant contesté par son propre camp tout en restant reconnu par le gouvernement fédéral.
Cette situation a conduit à l’émergence d’administrations parallèles, augmentant les risques d’instabilité et de troubles.
Le gouvernement fédéral accuse le TPLF de tenter de reprendre le pouvoir en dehors du cadre légal, tandis que des acteurs internationaux, dont l’Union africaine et les Nations unies, appellent à la reprise du dialogue.
Sur le terrain, la situation sécuritaire demeure instable, avec des mouvements militaires qui alimentent les craintes d’une reprise des hostilités.
Les organisations humanitaires soulignent que la situation reste fragile, de nombreuses personnes dépendant encore de l’aide.
Les observateurs estiment qu’un engagement diplomatique urgent est nécessaire pour éviter un retour à un conflit de grande ampleur.







