Les autorités nigérianes ont confirmé une série d’attaques coordonnées menées par des combattants soupçonnés d’appartenir à Boko Haram et à l’État islamique en Afrique de l’Ouest, marquant une escalade du conflit dans le nord est du pays.
Des sources sécuritaires indiquent que les attaques ont visé des installations sécuritaires et des zones civiles dans l’État de Borno, révélant une évolution vers des opérations plus coordonnées.
Des combattants lourdement armés ont attaqué le quartier général de la police de Nganzai situé à environ 80 kilomètres au nord de Maiduguri.
Les forces de sécurité ont affronté les assaillants lors de combats intenses qui ont duré plusieurs heures.
Quatre policiers ont été tués avant l’arrivée de renforts militaires et de groupes civils qui ont repoussé l’attaque.
Dans une opération simultanée une autre attaque a visé la ville de Damasak près de la frontière avec le Niger où vivent des milliers de déplacés.
Un poste de sécurité protégeant un camp a été ciblé et un volontaire local a été tué.
Les assaillants ont incendié environ vingt habitations causant d’importants dégâts.
Ces événements s’inscrivent dans une hausse récente de la violence dans l’État de Borno.
Ils font suite aux attentats coordonnés du 16 mars à Maiduguri qui ont fait 27 morts et 146 blessés.
Les experts estiment que les groupes armés adoptent des attaques simultanées et réintroduisent des engins explosifs portés en milieu urbain.
Les forces nigérianes ont intensifié leurs opérations notamment dans le bassin du lac Tchad.
Des affrontements récents à Mallam Fatori auraient fait environ 80 combattants tués.
Les autorités appellent la population à la vigilance et à la coopération.
Ces attaques illustrent l’instabilité persistante et les défis sécuritaires dans le nord est du Nigeria.







