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Moyen-Orient

L’Irak devient un front secondaire dans le conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran alors que des frappes visent des bases et des milices

L’Irak est de plus en plus entraîné dans la guerre régionale grandissante impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran, alors que de nouvelles frappes de missiles, des incidents de drones et des tensions diplomatiques indiquent que le pays devient un théâtre secondaire du conflit.

Le Corps des gardiens de la révolution islamique d’Iran a annoncé avoir mené une attaque de missiles contre la base aérienne de Harir dans la région du Kurdistan irakien, une installation utilisée par les forces américaines.

Dans un communiqué officiel, les gardiens de la révolution ont déclaré avoir lancé cinq missiles visant ce qu’ils ont décrit comme le « quartier général de l’armée américaine envahissante ».

Les autorités américaines et kurdes n’ont pas encore publié d’évaluation complète des dégâts, mais les premiers rapports indiquent un renforcement de la sécurité dans la région après la frappe.

Cette attaque représente l’une des frappes iraniennes les plus directes contre des actifs américains sur le sol irakien depuis l’escalade de la guerre régionale.

Dans un incident distinct, une frappe aérienne a touché des positions de la 40e brigade des Forces de mobilisation populaire dans le district de Dibis, dans la province de Kirkouk, selon des responsables de la sécurité irakiens et des sources médicales locales.

Les autorités ont confirmé la mort d’au moins cinq combattants et la blessure de 18 autres lors de l’attaque.

Aucun pays n’a revendiqué officiellement la frappe, mais des dirigeants des Forces de mobilisation populaire ont accusé les États-Unis d’en être responsables, qualifiant l’attaque d’« agression américaine ».

Les Forces de mobilisation populaire constituent un réseau de milices majoritairement chiites dont de nombreux groupes entretiennent des liens étroits avec l’Iran et qui ont intensifié leurs activités depuis l’escalade du conflit entre Washington, Tel-Aviv et Téhéran.

Les tensions ont également augmenté à Erbil, capitale de la région du Kurdistan irakien, où les forces kurdes de lutte contre le terrorisme ont annoncé avoir intercepté trois drones explosifs.

L’un des drones se serait écrasé près du consulat des Émirats arabes unis, causant des dommages structurels au bâtiment mais sans faire de victimes.

Le ministère des Affaires étrangères des Émirats arabes unis a condamné l’incident, le qualifiant de « violation flagrante des normes internationales ».

Les autorités n’ont pas encore identifié publiquement les responsables du lancement des drones.

Face à l’escalade des tensions, le gouvernement fédéral irakien tente de se distancer de la confrontation régionale croissante.

Le Premier ministre Mohammed Chia al-Soudani a eu un entretien téléphonique avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio, selon le bureau médiatique du Premier ministre.

Soudani a souligné que le territoire, l’espace aérien et les eaux de l’Irak ne doivent pas être utilisés comme plateforme pour des attaques contre des pays voisins, insistant sur la volonté de Bagdad d’éviter une implication plus profonde dans la guerre.

Il a également réaffirmé que seul l’État irakien a l’autorité de décider des questions de guerre et de paix, rejetant toute tentative de milices ou de puissances étrangères d’entraîner l’Irak dans le conflit.

Malgré cette position officielle de neutralité, les tensions politiques internes augmentent.

Plusieurs figures politiques et commandants de milices chiites ont publiquement prêté allégeance à Mojtaba Khamenei, le nouveau dirigeant iranien qui a succédé à son père après la mort d’Ali Khamenei dans les premiers jours du conflit.

Le gouvernement irakien avait précédemment déclaré trois jours de deuil national après la mort de l’ancien guide iranien lors de la phase initiale de la guerre.

Cette décision reflète les liens politiques complexes entre Bagdad et Téhéran tout en soulignant l’équilibre délicat que le gouvernement irakien tente de maintenir.

À Washington, le secrétaire d’État Marco Rubio a défendu les opérations militaires américaines en cours dans la région.

Les responsables affirment que ces frappes constituent des opérations « préventives » destinées à neutraliser les capacités iraniennes de missiles balistiques à courte portée et qu’elles relèvent du droit à l’autodéfense en vertu de l’article 51 de la Charte des Nations unies.

Les analystes avertissent que la combinaison des frappes iraniennes, de l’activité des milices et des opérations militaires étrangères pourrait transformer l’Irak en un important champ de bataille par procuration.

La situation est particulièrement sensible dans le nord de l’Irak, où les forces américaines, les autorités kurdes, les milices alignées sur l’Iran et les missions diplomatiques internationales opèrent à proximité les unes des autres.

Alors que la guerre régionale continue de s’intensifier, des responsables de la sécurité craignent que de nouvelles attaques à l’intérieur de l’Irak puissent survenir dans les prochains jours.

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