Les combats dans l’ouest de l’Iran se sont intensifiés avec la province du Kurdistan devenue l’une des régions les plus touchées par la guerre déclenchée après les frappes aériennes menées par les États-Unis et Israël contre les infrastructures militaires iraniennes.
Les autorités sanitaires locales ont signalé une hausse du nombre de victimes à la suite de frappes aériennes continues et d’opérations militaires de représailles, tandis que les tensions politiques régionales augmentent autour d’un éventuel rôle des factions kurdes dans une phase terrestre du conflit.
Selon les services de santé et d’urgence de la province, au moins cent douze personnes ont été tuées dans la province du Kurdistan depuis le début de la campagne militaire, tandis que neuf cent soixante-neuf autres ont été blessées, ce qui exerce une pression considérable sur les hôpitaux et les installations médicales locales.
Les responsables hospitaliers ont indiqué que trente-deux personnes restaient hospitalisées, dont cinq en soins intensifs et vingt-sept dans des services ordinaires.
La province du Kurdistan figure parmi les cinq provinces iraniennes enregistrant le plus grand nombre de victimes civiles et militaires depuis le début du conflit, aux côtés de Téhéran, Kermanshah, Hormozgan et Sistan-Baloutchistan.
Les responsables locaux ont averti que le bilan pourrait encore augmenter alors que les équipes de secours poursuivent les opérations dans des zones résidentielles endommagées et que les services médicaux manquent d’équipements et de personnel.
L’intensification de la violence intervient dans un contexte de manœuvres géopolitiques croissantes autour de l’éventuelle participation de forces kurdes à une phase terrestre de la guerre.
Selon des sources politiques régionales, le président américain a tenu des entretiens de haut niveau avec le chef du Parti démocratique du Kurdistan Massoud Barzani et le dirigeant de l’Union patriotique du Kurdistan Bafel Talabani.
Les discussions auraient porté sur la possibilité que les forces peshmergas servent de pont logistique reliant les opérations de la coalition aux groupes d’opposition kurdes iraniens, notamment le Parti démocratique du Kurdistan iranien.
Cependant les déclarations provenant de Washington sont restées contradictoires. Le président américain a déclaré publiquement qu’il ne souhaitait pas d’offensive kurde susceptible de compliquer davantage la guerre.
L’Iran a rapidement exprimé son opposition à toute implication kurde.
Le Corps des gardiens de la révolution islamique a lancé des frappes de missiles et de drones contre des installations liées au Parti démocratique du Kurdistan iranien dans le nord de l’Irak, une action largement interprétée comme un avertissement contre toute coopération kurde avec les plans militaires américains.
Les responsables iraniens affirment que les groupes kurdes armés opérant depuis l’Irak représentent une menace pour la sécurité nationale et ont averti les États voisins de ne pas autoriser l’utilisation de leur territoire pour des opérations militaires contre l’Iran.
La violence dans la province du Kurdistan s’inscrit dans une crise humanitaire plus large qui touche l’ensemble du pays.
Selon le ministère iranien de la Santé, au moins mille quatre cent quarante-quatre personnes ont été tuées à l’échelle nationale depuis le début du conflit, tandis que des organisations indépendantes estiment que le bilan réel pourrait se situer entre trois mille et plus de quatre mille sept cents morts, dont au moins deux cent cinq enfants.
Les Kurdes représentent environ dix pour cent de la population iranienne et entretiennent depuis longtemps des relations tendues avec le gouvernement central.
Les régions kurdes ont également été parmi les plus actives lors des manifestations antigouvernementales massives qui ont secoué l’Iran plus tôt dans l’année.
Les autorités de la capitale provinciale Sanandaj ont également signalé des dégâts sur plusieurs sites culturels et historiques.
Au moins douze monuments historiques auraient été partiellement endommagés ou détruits lors des frappes aériennes récentes, suscitant l’inquiétude des organisations de protection du patrimoine.
Les analystes avertissent que la dimension kurde du conflit pourrait considérablement élargir la guerre si des forces kurdes régionales participent directement à des opérations terrestres contre l’Iran.
Un tel scénario pourrait entraîner l’implication d’acteurs transfrontaliers en Irak, en Turquie et en Syrie et transformer le conflit actuel en une confrontation régionale plus large.







