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Moyen-Orient

Ahmad Vahidi prend le commandement des Gardiens de la révolution après des pertes dans la direction militaire

La direction militaire iranienne a subi un remaniement majeur alors que le conflit impliquant les États-Unis, Israël et l’Iran entre dans son septième jour, le général de brigade Ahmad Vahidi prenant la tête du Corps des gardiens de la révolution islamique après l’assassinat de plusieurs commandants lors de la phase initiale de la guerre.

Vahidi a officiellement pris ses fonctions après la mort de son prédécesseur Mohammad Pakpour lors des premières frappes aériennes conjointes menées au début du conflit. Ces frappes auraient également entraîné la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei, portant un coup sévère à la structure dirigeante de la République islamique.

Selon des analystes de sécurité, Vahidi hérite d’un système de commandement affaibli mais toujours capable de maintenir des opérations militaires alors que Téhéran tente de préserver sa coordination stratégique sous forte pression extérieure.

Vahidi est considéré comme l’une des figures les plus expérimentées de l’appareil sécuritaire iranien, avec plus de quarante années de carrière.

Il fait partie des membres fondateurs du Corps des gardiens de la révolution après la révolution de 1979 et est devenu par la suite le premier commandant de la force d’élite Qods, chargée des opérations militaires et de renseignement de l’Iran à l’étranger.

Contrairement à de nombreux commandants du Corps dont la carrière reste essentiellement militaire, Vahidi a également occupé d’importantes fonctions politiques. Il a été ministre de la Défense durant la présidence de Mahmoud Ahmadinejad avant de devenir ministre de l’Intérieur sous le président Ebrahim Raisi.

À la fin de l’année 2025, alors que les tensions avec Washington et Tel-Aviv s’intensifiaient, il a été nommé vice-commandant en chef des Gardiens de la révolution, ce qui le plaçait en première ligne pour prendre la direction en cas de crise majeure.

Sa nomination a suscité de vives critiques internationales.

Depuis 2007, Vahidi fait l’objet d’une notice rouge d’Interpol liée à l’attentat contre un centre communautaire juif à Buenos Aires en 1994 qui a fait quatre-vingt-cinq morts et des centaines de blessés. L’Argentine accuse depuis longtemps des responsables iraniens d’avoir organisé l’attaque, accusation que Téhéran rejette.

Il fait également l’objet de sanctions imposées par les États-Unis et l’Union européenne pour son implication présumée dans des activités liées au terrorisme et pour son rôle dans la répression de manifestations après la mort de Mahsa Amini.

Des analystes militaires décrivent Vahidi comme un stratège et un responsable sécuritaire de ligne dure capable de gérer des situations de crise complexes.

Sous sa direction, les Gardiens de la révolution auraient commencé à adopter une structure de commandement plus décentralisée afin de résister à d’éventuelles nouvelles tentatives d’assassinat ciblant les dirigeants militaires.

Des unités opérationnelles indépendantes à travers l’Iran et la région fonctionneraient désormais avec davantage d’autonomie tout en restant coordonnées avec le commandement central.

Cette stratégie vise à maintenir la continuité opérationnelle même en cas de nouvelles pertes au sein de la hiérarchie militaire.

Depuis son arrivée à la tête de l’organisation, les Gardiens ont lancé plusieurs vagues d’attaques de drones et de missiles contre des installations militaires américaines et des infrastructures régionales, notamment au Qatar, au Koweït et aux Émirats arabes unis.

Washington considère ces attaques comme une escalade du conflit régional, tandis que Téhéran les présente comme des représailles contre ce qu’il qualifie de tentative étrangère de démanteler la République islamique.

Le Corps des gardiens de la révolution a déjà subi des pertes inédites dans sa direction au cours de l’année écoulée.

En 2025, son commandant Hossein Salami a été tué lors d’un affrontement impliquant Israël et les États-Unis.

Mohammad Pakpour a ensuite été tué lors de la frappe initiale de l’offensive actuelle, avant qu’Ahmad Vahidi ne prenne le commandement.

Alors que la guerre s’intensifie et que la direction militaire est affaiblie, les analystes estiment que l’objectif immédiat de Vahidi est de préserver la cohésion opérationnelle du Corps et d’assurer la survie du système politique iranien.

Les responsables américains affirment que la campagne militaire vise à affaiblir la structure opérationnelle des Gardiens de la révolution, tandis que les autorités iraniennes y voient une tentative plus large de provoquer un changement de régime.

À mesure que la guerre entre dans sa deuxième semaine, la capacité de Vahidi à stabiliser la chaîne de commandement et à coordonner le réseau militaire régional de l’Iran pourrait jouer un rôle déterminant dans l’évolution du conflit.

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