Les autorités soudanaises ont confirmé qu’au moins 21 personnes ont péri après le chavirement d’un ferry en bois sur le Nil, près de la ville de Shendi, mercredi soir.
Les faits
Le ferry a coulé le 11 février sur un tronçon du Nil entre les villages de Tayba al-Khawad et Deim al-Qarai, dans le district de Shendi. Selon la protection civile et des témoins, l’embarcation en bois s’est renversée en raison de fortes vagues, avec une possible surcharge.
Le bateau assurait des traversées régulières entre les communautés riveraines.
Bilan humain et opérations de secours
D’après les chiffres officiels communiqués par les autorités de l’État du Nil :
- 21 morts confirmés (16 femmes et 5 hommes)
- 8 survivants secourus
- Entre 6 et 12 personnes toujours portées disparues
Le Conseil souverain du Soudan a publié un communiqué de condoléances officiel et diffusé la liste des victimes. Des équipes de secours venues de Khartoum ont été dépêchées pour renforcer les opérations de recherche.
Réactions officielles et critiques
Le général de police Qurashi Hussein a reconnu que les ferries rudimentaires utilisés dans les zones rurales sont particulièrement vulnérables en période de crue et de forts courants.
Le Réseau des médecins soudanais (SDN) a dénoncé des retards dans la réponse d’urgence et souligné l’absence de mesures de sécurité de base, notamment de gilets de sauvetage et de registres réglementés des passagers.
Contexte et préoccupations infrastructurelles
La région de Shendi a déjà connu des accidents similaires. En 2018, un naufrage comparable dans l’État du Nil avait causé la mort de 23 personnes, dont de nombreux écoliers.
Le conflit en cours et la détérioration des infrastructures ont accru la dépendance aux traversées fluviales, les routes et ponts restant limités ou endommagés.
Les autorités n’ont pas encore annoncé l’ouverture d’une enquête formelle.







