Une catastrophe minière majeure a coûté la vie à 37 personnes sur le site de Kampani Zurak, dans le district de Bashar, zone administrative de Wase, dans l’État nigérian du Plateau, selon des déclarations officielles du Commandement de la police de l’État du Plateau, du ministère fédéral du Développement des minéraux solides et du gouvernement de l’État.
Déroulement de l’incident
L’accident s’est produit aux premières heures du mercredi 18 février 2026, au moment de l’intensification des opérations matinales sur le site. Alors que des rapports initiaux faisaient état de 38 morts, la police a confirmé officiellement un bilan de 37 décès. Vingt-six autres personnes ont été hospitalisées après avoir été exposées à des gaz toxiques et souffert de complications respiratoires.
Les premières investigations indiquent que les victimes sont décédées par suffocation après l’inhalation de gaz toxiques libérés soudainement dans un tunnel souterrain mal ventilé. Les autorités ont identifié le monoxyde de carbone, l’oxyde de plomb et des gaz soufrés comme principaux agents toxiques impliqués.
Les responsables ont souligné que la fosse minière, située dans une zone historiquement active d’extraction de plomb, était particulièrement vulnérable à l’accumulation de gaz dangereux en raison de systèmes de ventilation inadéquats.
Réaction immédiate des autorités
Les autorités fédérales et étatiques ont pris des mesures rapides pour sécuriser la zone et lancer une enquête officielle.
Le ministre du Développement des minéraux solides, Dr Dele Alake, a ordonné la fermeture immédiate de la mine sous la licence minière 11810. Une commission d’enquête de haut niveau a été dépêchée afin d’établir les causes exactes de la catastrophe et de recommander d’éventuelles sanctions.
Le commissaire de police CP Bassey Ewah a confirmé le déploiement de l’unité de neutralisation des explosifs (EOD) et d’équipes tactiques pour sécuriser le site et collecter des échantillons de sol et de minerais à des fins d’analyse médico-légale.
La commissaire à l’Information de l’État du Plateau, Joyce Ramnap, a exprimé sa « profonde consternation » et assuré que le gouvernement de l’État fournit un soutien médical aux survivants hospitalisés.
Problèmes de gestion et d’exploitation
Le site est exploité par Solid Unit Nigeria Limited. Des rapports préliminaires indiquent que l’entreprise aurait autorisé des membres de la communauté locale à mener des activités minières artisanales, en réponse à des demandes de participation économique accrue.
Les experts avertissent que les mines abandonnées ou semi-actives sont particulièrement exposées à l’accumulation de gaz toxiques dans des galeries mal ventilées. Les composés soufrés et le monoxyde de carbone peuvent s’accumuler rapidement et rester indétectables jusqu’à l’exposition.
Profil des victimes
Les autorités ont précisé que la majorité des victimes étaient de jeunes hommes âgés de 20 à 35 ans, travaillant sur le site pour subvenir à leurs besoins.
La tragédie met une nouvelle fois en lumière les risques persistants liés à l’exploitation minière artisanale et informelle au Nigeria, notamment dans les régions à forte activité minière historique.
Avertissement de sécurité
Le Commandement de la police de l’État du Plateau a lancé un avertissement ferme appelant la population à éviter toute activité minière illégale ou artisanale, en particulier dans les fosses abandonnées ou mal ventilées, soulignant que les poches de gaz souterraines représentent un danger extrême et souvent invisible.
Les enquêtes se poursuivent, et d’autres informations sont attendues à l’issue de l’investigation fédérale.







