Le Zimbabwe est confronté à une confrontation constitutionnelle majeure alors que des anciens combattants de la guerre de libération contestent des amendements susceptibles d’étendre les mandats présidentiels et de modifier le mode d’élection du chef de l’État.
Recours devant la Cour constitutionnelle
Un groupe d’anciens combattants, représenté par le juriste Lovemore Madhuku, a saisi la Cour constitutionnelle contre les amendements approuvés par le Cabinet le 10 février, connus sous le nom d’« agenda 2030 ».
Arguments juridiques
Les requérants invoquent un conflit d’intérêts impliquant le président Emmerson Mnangagwa et s’appuient sur l’article 328(7) de la Constitution de 2013, qui empêche un titulaire de bénéficier d’un amendement prolongeant la durée du mandat.
Contenu des amendements
Le projet prévoit :
- De porter le mandat présidentiel de cinq à sept ans.
- De remplacer l’élection au suffrage universel par une élection parlementaire.
- De permettre potentiellement au président en exercice de rester en fonction jusqu’en 2030.
Le parti au pouvoir, la ZANU-PF, dispose de la majorité des deux tiers requise.
Défense du gouvernement
Le ministre de la Justice et d’autres responsables défendent la réforme au nom de la stabilité politique et de la continuité.
Résistances
Des divisions internes seraient apparues au sein du parti au pouvoir. L’opposition réclame un référendum national.
Suite
La décision de la Cour constitutionnelle sera déterminante.







