La seconde administration du président américain Donald Trump a élargi un programme controversé d’expulsion vers des pays tiers, suscitant des inquiétudes juridiques et humanitaires.
Vols vers le Cameroun
Le 16 février 2026, un vol transportant huit migrants est arrivé à Yaoundé. Aucun des individus n’avait de lien préalable avec le Cameroun, selon leurs avocats.
Un vol précédent, le 14 janvier, avait transféré neuf migrants originaires notamment du Zimbabwe, du Maroc et du Ghana.
Des avocats affirment que huit d’entre eux bénéficiaient de protections judiciaires américaines interdisant leur renvoi vers leur pays d’origine.
Coût et portée
Un rapport sénatorial estime que 40 millions de dollars ont été consacrés au programme, avec environ 300 migrants concernés.
Plusieurs pays africains ont participé, dont l’Eswatini, la Guinée équatoriale, le Rwanda, le Ghana, l’Ouganda et le Soudan du Sud.
Défense et critiques
Le secrétaire d’État Marco Rubio a défendu la légalité du programme. Des organisations de défense des droits humains dénoncent un contournement des protections internationales.







