Au 13 février 2026, les agences humanitaires indiquent que la situation à Gaza demeure critique malgré un cessez-le-feu fragile et la réouverture partielle du point de passage de Rafah.
Selon le Bureau des Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (OCHA), l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et le ministère palestinien de la Santé à Gaza, des progrès limités ont été réalisés pour permettre le passage de patients et de civils bloqués. Toutefois, la crise humanitaire se poursuit sans relâche.
Réouverture partielle de Rafah sous phase pilote
À la suite du cessez-le-feu parrainé par les États-Unis, connu sous le nom de « Déclaration Trump pour une paix durable », entré en vigueur en octobre 2025, le passage de Rafah a rouvert partiellement le 1er février 2026.
La réouverture est limitée aux déplacements piétons et exclut l’entrée de marchandises commerciales ou d’aide humanitaire.
Le point de passage fonctionne dans le cadre d’un dispositif pilote supervisé par la Mission d’assistance de l’Union européenne pour les frontières (EUBAM), visant à rétablir un transit civil limité sous contrôle sécuritaire.
Entre le 1er et le 11 février, environ 120 patients ont été évacués à l’étranger pour des soins urgents. Les organisations humanitaires soulignent que cela ne représente que 24 % des 500 évacuations promises par les autorités israéliennes dans le cadre du cessez-le-feu. Près de 100 Palestiniens bloqués à l’extérieur de Gaza sont également rentrés.
Bilan humain et système de santé sous pression
Selon les chiffres cumulés du ministère de la Santé à Gaza, plus de 72 000 Palestiniens ont été tués depuis le 7 octobre 2023. Plus de 171 000 personnes ont été blessées.
Malgré le cessez-le-feu du 10 octobre 2025, au moins 523 décès supplémentaires ont été enregistrés en raison de violences sporadiques et de frappes aériennes intermittentes.
Fin janvier 2026, des responsables sécuritaires israéliens ont reconnu publiquement que le bilan d’environ 70 000 morts communiqué à l’époque par le ministère palestinien de la Santé était « globalement exact », marquant un changement notable de ton officiel.
Transition politique et cadre de mise en œuvre
Le « Plan global » demeure dans sa première phase d’application. Une ligne de démarcation militaire dite « Ligne jaune » divise désormais Gaza. Le secteur oriental reste sous contrôle militaire israélien, tandis que la partie occidentale fait face à une destruction massive des infrastructures.
Environ 18 500 patients, dont 4 000 enfants, attendent des traitements spécialisés indisponibles dans l’enclave. Les hôpitaux fonctionnent à capacité réduite en raison de pénuries de médicaments, d’équipements et d’électricité.
Un organe technocratique de 15 membres, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), a commencé à assumer des responsabilités civiles dans le cadre de la transition prévue par l’accord.
Une ouverture limitée face à une crise profonde
Les organisations humanitaires préviennent que la réouverture partielle de Rafah, bien que symboliquement importante, demeure insuffisante pour répondre à l’ampleur des besoins.







