Le président américain Donald Trump a déclaré que les États-Unis s’attendent à administrer le Venezuela « pendant des années », à la suite de la détention du président vénézuélien Nicolás Maduro à New York après une opération militaire américaine menée le 3 janvier.
Dans un entretien accordé au New York Times et publié mercredi, Trump a affirmé que la chute de Maduro avait « terrorisé d’autres dirigeants de la région », tandis que Washington révélait les grandes lignes d’un plan destiné à gérer la phase suivante au Venezuela.
Une feuille de route en trois phases
Le secrétaire d’État américain Marco Rubio a annoncé l’adoption officielle d’une feuille de route en trois phases, dont les détails ont été présentés lors de séances d’information au Congrès au cours des dernières 24 heures.
Selon Rubio, le plan prévoit :
- Phase de stabilisation : Imposer un contrôle total sur les autorités de transition afin d’éviter le chaos et prévenir une guerre civile.
- Phase de redressement : Ouvrir les marchés vénézuéliens aux entreprises américaines et occidentales et lancer un processus de réconciliation nationale incluant des mesures d’amnistie pour des figures de l’opposition.
- Phase de transition : Superviser la mise en place d’une nouvelle société civile avant le transfert du pouvoir politique, sans échéancier défini.
Le pétrole sous gestion américaine
Marco Rubio a également indiqué que Washington prendra le contrôle du pétrole « immobilisé » à l’intérieur du Venezuela, estimé entre 30 et 50 millions de barils. Ce pétrole sera vendu aux prix du marché mondial, tandis que l’administration américaine gérera directement les recettes afin de financer la reconstruction et d’empêcher qu’elles ne parviennent à des acteurs liés à l’ancien régime.
Bilan humain en hausse
De son côté, le ministre vénézuélien de l’Intérieur, Diosdado Cabello, a annoncé que le bilan des frappes aériennes et de l’opération militaire américaine s’élève désormais à 100 morts, avec un nombre similaire de blessés, dont des civils.
Cuba a par ailleurs confirmé la mort de 32 conseillers militaires cubains lors de l’opération.
Réactions internationales
La Chine et la Russie ont poursuivi leurs condamnations de l’opération, la qualifiant d’agression armée et estimant que le contrôle américain du pétrole vénézuélien constitue une violation de la souveraineté nationale.
Dans une tentative d’apaisement régional, le président colombien a eu un entretien téléphonique avec Donald Trump mercredi, entraînant un recul temporaire du ton militaire américain à l’égard des pays voisins, selon des sources diplomatiques.







