Au moins 14 civils ont été tués et 14 autres blessés lors d’une attaque violente contre le village de Guidado, dans l’arrondissement de Ndu, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun, ont indiqué des responsables gouvernementaux et les médias d’État, dans l’une des attaques les plus meurtrières visant des civils ces derniers mois dans les zones anglophones en conflit.
Le gouverneur de la région du Nord-Ouest, Adolphe Lele Lafrique, a confirmé le bilan dans un communiqué officiel, tandis que la chaîne publique CRTV a rapporté que les victimes avaient été attaquées à leur domicile.
Lourd bilan civil
Selon les autorités, les victimes comprennent sept enfants âgés de deux à 11 ans, six femmes et un homme adulte. Quatorze autres personnes ont été blessées et évacuées vers des structures médicales à Ndu et Nkambe, plusieurs d’entre elles se trouvant dans un état critique.
Les autorités locales ont indiqué que les forces de sécurité ont été déployées dans la zone après l’attaque.
Les séparatistes mis en cause
Le gouvernement camerounais a attribué l’attaque à des combattants séparatistes connus sous le nom d’« Amba Boys », engagés depuis 2016 dans une insurrection visant l’indépendance des régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.
La communauté Mbororo ciblée
Des sources locales ont indiqué que la majorité des victimes appartenaient à la communauté Mbororo, un groupe pastoral semi-nomade de plus en plus exposé aux violences du conflit.
Des organisations de défense des droits humains signalent une recrudescence des attaques contre les villages mbororo, exacerbant les tensions ethniques et communautaires.
Un conflit sans issue apparente
Cette attaque illustre l’instabilité persistante dans les régions anglophones du Cameroun, où le conflit a fait des milliers de morts et déplacé des centaines de milliers de personnes.
Malgré les opérations de sécurité et les appels répétés au dialogue, les violences se poursuivent, frappant durement les populations civiles.







