Le procès du massacre de Shakahola a connu un tournant historique jeudi après qu’Enos Amanya, surnommé « Hallelujah », est devenu le premier accusé à plaider coupable de meurtre en lien avec les morts massives associées à l’Église Good News International.
Amanya a reconnu devant la juge de la Haute Cour Diana Kavedza à Mombasa le meurtre de 191 enfants décédés dans la tragédie du culte de jeûne mortel de la forêt de Shakahola. Le tribunal a immédiatement enregistré une condamnation, faisant de lui le premier des 29 suspects de meurtre à être reconnu coupable.
Les autorités judiciaires ont indiqué qu’Amanya a été séparé de ses coaccusés, dont le chef de la secte Paul Mackenzie, après avoir exprimé sa volonté de coopérer avec l’accusation en tant que témoin de l’État.
Les procureurs ont décrit Amanya comme un fossoyeur et agent de sécurité interne chargé de faire respecter la doctrine de jeûne mortel. Son témoignage constitue, selon l’accusation, le premier récit interne direct du fonctionnement coercitif de la secte.
Les autopsies ont révélé que certains enfants ont subi des violences, renforçant les accusations de meurtre. Les poursuites ont été divisées en plusieurs volets judiciaires distincts en raison de l’ampleur sans précédent de l’affaire.







