Les États-Unis ont officiellement invité le président turc Recep Tayyip Erdoğan à rejoindre une nouvelle instance internationale chargée de superviser la transition post-conflit à Gaza, marquant une étape majeure dans la phase de mise en œuvre du cadre proposé par Washington pour mettre fin à la guerre et reconstruire le territoire.
Selon des déclarations officielles publiées le 16 janvier, le président américain Donald Trump a invité Erdoğan à devenir membre fondateur du Conseil de la paix (Board of Peace – BoP), l’autorité internationale de supervision chargée d’encadrer la reconstruction et l’administration transitoire de Gaza.
L’organe a été officiellement entériné par le Conseil de sécurité des Nations unies en novembre 2025 à travers la résolution 2803.
L’invitation souligne le rôle croissant de la Türkiye en tant que médiateur régional et acteur sécuritaire clé dans l’architecture post-conflit émergente autour de Gaza.
Mise en place du Conseil de la paix
Le Conseil de la paix constitue l’organe international suprême chargé d’accompagner la transition de Gaza du cessez-le-feu vers une gouvernance de long terme. Donald Trump en assure la présidence fondatrice, tandis que sa composition réunit des acteurs internationaux et régionaux impliqués dans la médiation, la coordination humanitaire et la planification de la reconstruction.
Pour la gestion opérationnelle quotidienne, un Conseil exécutif de Gaza composé de 11 membres a été mis en place afin de coordonner les efforts diplomatiques, humanitaires et de reconstruction.
Les membres confirmés incluent Hakan Fidan, Marco Rubio, Steve Witkoff, Jared Kushner, Tony Blair et Sigrid Kaag.
Les responsables décrivent ce Conseil exécutif comme le mécanisme central reliant la supervision internationale à la mise en œuvre sur le terrain.
Début de la phase deux du plan de paix
L’annonce intervient alors que le plan américain en 20 points entre dans sa deuxième phase, marquant le passage de la stabilisation du cessez-le-feu à la transition institutionnelle et à la reconstruction physique.
Le 14 janvier, Steve Witkoff a confirmé le lancement officiel de cette phase, axée sur la démilitarisation complète de Gaza, le désarmement des groupes armés non autorisés, le déploiement d’une Force internationale de stabilisation et une coopération sécuritaire régionale renforcée avec l’Égypte, la Türkiye et le Qatar.
Administration civile palestinienne
Si le Conseil de la paix assure la supervision internationale, la gouvernance civile de Gaza sera confiée à une instance palestinienne technocratique, le Comité national pour l’administration de Gaza (NCAG), dirigé par Ali Shaath, ancien vice-ministre palestinien.
L’ancien envoyé de l’ONU Nickolay Mladenov a été nommé Haut Représentant, chargé de faire le lien entre le Conseil de la paix et l’administration palestinienne.
La Türkiye salue l’invitation
Le directeur de la communication de la présidence turque, Burhanettin Duran, a confirmé la réception de l’invitation, affirmant qu’Ankara considère cette initiative comme une voie essentielle vers une paix durable.
Un nouveau cadre de gouvernance pour Gaza
Le dispositif prévoit une structure à plusieurs niveaux associant supervision internationale, coordination opérationnelle, administration palestinienne et soutien sécuritaire international.
Les observateurs diplomatiques estiment qu’il s’agit du cadre de gouvernance internationale le plus ambitieux proposé pour Gaza depuis des décennies.







