Les États-Unis ont confirmé avoir mené des frappes aériennes militaires dans le nord-ouest du Nigeria, une intervention directe rare sur le territoire nigérian qui a ravivé les sensibilités diplomatiques autour de la manière dont la violence dans le pays est présentée.
Selon des déclarations officielles américaines, l’opération a eu lieu le 25 décembre 2025 et a visé des camps soupçonnés d’abriter des groupes armés dans l’État de Sokoto, près de la frontière nord-ouest. Le Pentagone a indiqué que plus d’une douzaine de missiles de croisière Tomahawk avaient été tirés depuis un navire de la marine américaine opérant dans le golfe de Guinée.
L’US Africa Command (AFRICOM) a précisé que les frappes ciblaient des camps liés à l’organisation État islamique. Des analystes estiment que le groupe principalement visé serait « Lakurawa », une faction insurgée récente active dans le nord-ouest du Nigeria et de plus en plus connectée à des réseaux djihadistes transnationaux.
Le président Donald Trump a qualifié les cibles de « terroristes » et présenté l’opération comme une réponse au meurtre de civils, « principalement des chrétiens innocents ».
Dans une interview accordée au New York Times le 8 janvier 2026, Trump a averti que d’autres frappes restaient possibles, tout en affirmant préférer que l’opération de Noël demeure exceptionnelle.
Le gouvernement nigérian a confirmé que l’opération avait été menée conjointement à la demande d’Abuja, tout en rejetant fermement toute interprétation religieuse du conflit, soulignant que les communautés musulmanes du nord ont été parmi les plus touchées par les violences.







