Le fragile processus de paix au Soudan du Sud a atteint un point critique après la suspension et la détention du premier vice-président Riek Machar, déclenchant une mobilisation diplomatique urgente de l’Union européenne, des États-Unis et d’acteurs régionaux et internationaux clés pour éviter l’effondrement de l’accord de paix revitalisé de 2018.
La crise politique, aggravée par l’intensification des affrontements militaires et la dégradation de la situation humanitaire, fait craindre un retour à une guerre civile à grande échelle.
Le 13 janvier, des ambassadeurs étrangers réunis à Djuba ont exprimé leur « grave préoccupation » face à la détérioration de la situation politique et sécuritaire, appelant le président Salva Kiir et Riek Machar à reprendre un dialogue inclusif.
Parallèlement, l’Union africaine a dépêché une délégation de haut niveau conduite par le ministre sud-africain des Affaires étrangères Ronald Lamola, en amont d’une réunion spéciale du Conseil de paix et de sécurité prévue le 19 janvier.
L’ONU fait état d’une hausse des enlèvements et des violences sexuelles, tandis que les élections prévues fin 2026 sont de plus en plus incertaines dans un contexte de réformes sécuritaires inachevées et de pressions humanitaires croissantes.







