Les autorités de transition au Mali, dirigées par le général Assimi Goïta, ont annoncé leur intention d’organiser des consultations nationales en avril prochain afin de redéfinir les règles encadrant la vie politique partisane dans le pays.
Cette annonce intervient plusieurs mois après la décision de dissoudre l’ensemble des partis politiques et de suspendre leurs activités en mai 2025.
Dans un discours prononcé à l’occasion du Nouvel An, le président de la transition a expliqué que cette révision visait à « établir de nouvelles conditions » pour la création des partis et l’organisation de leur fonctionnement, en adéquation avec ce qu’il a qualifié de phase de transition nécessitant la préservation de l’ordre public et de la sécurité.
Il a ajouté qu’une commission d’organisation serait prochainement mise en place pour superviser le dialogue, les autorités se chargeant de désigner son président et d’en définir les participants.
Les consultations devraient se concentrer sur plusieurs questions clés, notamment la détermination du nombre de partis autorisés à exercer, ainsi que la redéfinition de leurs rôles, responsabilités et droits dans la période à venir.
Il convient de rappeler que ce n’est pas la première fois que l’activité partisane est suspendue, les autorités ayant déjà imposé une mesure similaire pour une durée de trois mois entre avril et juillet 2024.
À ce stade, aucune réaction officielle des anciens responsables politiques maliens n’a encore été enregistrée à la suite de cette annonce.







