Les autorités militaires mauritaniennes ont lancé une vaste opération de recherche et de sauvetage après la disparition d’une vedette de secours navale transportant sept soldats au large de la capitale, Nouakchott, selon des communiqués officiels du ministère mauritanien de la Défense nationale et de l’armée.
L’incident a débuté tard dans la nuit du mardi 20 janvier, lorsqu’un patrouilleur national, identifié comme le Maksem Boubacar, est tombé en panne à environ 30 milles nautiques (48 km) au nord-ouest du Port de l’Amitié. Des responsables militaires ont indiqué que le système de propulsion du navire avait été immobilisé après que ses hélices se sont prises dans des filets de pêche abandonnés, un danger fréquent dans les eaux mauritaniennes à forte activité halieutique.
En réponse, la marine a dépêché une petite embarcation militaire, décrite comme une « vedette », pour porter assistance au patrouilleur en difficulté. Le contact avec le bateau de secours a toutefois été perdu vers 23h00 heure locale mardi, a précisé l’armée. Sept soldats se trouvaient à bord.
Les opérations de recherche et de sauvetage ont été lancées immédiatement, avec la mise en alerte de l’armée de l’air, de la marine et des unités de fusiliers marins. Les équipes militaires fouillent les eaux au nord-ouest de Nouakchott depuis mercredi 21 janvier, et les recherches se poursuivaient jeudi. À la dernière mise à jour officielle, la vedette et son équipage restaient portés disparus.
Entre-temps, le patrouilleur immobilisé Maksem Boubacar a été localisé par le navire des garde-côtes Arkin et remorqué en toute sécurité jusqu’au port de Nouakchott. Les autorités ont confirmé que tous les membres d’équipage du patrouilleur ont été secourus indemnes.
Les responsables ont souligné que la zone de recherche se situe le long de l’un des littoraux les plus productifs au monde en matière de pêche, où le trafic maritime dense, composé de chalutiers industriels et d’embarcations artisanales, accroît les risques de navigation. Les filets de pêche abandonnés, souvent appelés « filets fantômes », constituent une cause récurrente d’accidents maritimes dans la région.
L’armée mauritanienne a indiqué que les conditions météorologiques au moment de l’incident comprenaient des périodes de vents forts, susceptibles d’avoir compliqué les opérations de secours. Les autorités n’ont pas encore fourni de précisions supplémentaires sur les causes possibles de la disparition de la vedette, mais ont affirmé que les recherches se poursuivraient jusqu’à ce que le sort des soldats disparus soit établi.
Les informations ont été confirmées par des bulletins officiels du ministère mauritanien de la Défense nationale et de l’armée, ainsi que par des dépêches de l’Agence Anadolu et de l’Agence France-Presse citant des sources militaires.







