La situation sécuritaire s’est nettement détériorée dans la zone de gouvernement local de Malumfashi, dans l’État nigérian de Katsina, après une nouvelle vague d’attaques coordonnées menées par des groupes armés, remettant en question la solidité des récents accords de paix.
Des analystes spécialisés dans la lutte contre l’insurrection et des sources sécuritaires locales indiquent que plusieurs communautés ont été prises pour cible entre le 1er et le 6 janvier, malgré l’existence de l’Accord de paix de Kakumi et de l’initiative fédérale « Operation Safe Corridor », lancés fin 2025.
Des villages attaqués malgré les accords
Les dernières attaques ont été signalées le mardi 6 janvier, lorsque des hommes armés ont pris d’assaut Unguwar Alhaji Barau, Gidan Dan Mai-Gizo et Gidan Hazo. Les habitants font état de pillages, d’intimidations et de déplacements forcés.
Aucun bilan officiel n’avait été communiqué au moment de la publication, mais des leaders communautaires évoquent des blessés et d’importants dégâts matériels.
Un processus de paix fragilisé
Ces attaques constituent un revers majeur pour les efforts de stabilisation à Katsina. Des experts estiment que l’absence de mécanismes de contrôle et de protection efficaces risque de vider les accords de paix de leur substance.
Face à la recrudescence de la violence, les populations locales appellent à un renforcement immédiat de la sécurité et à une réévaluation des accords en vigueur.







