Une vague de protestations a secoué la ville tunisienne de Kairouan pendant deux jours, après le décès d’un citoyen des suites de blessures qu’il aurait subies, selon des témoins, lors de sa détention par la police.
L’incident est survenu après l’interpellation d’un conducteur de moto pour conduite sans permis. Des témoins affirment qu’il aurait été violemment frappé au moment de son arrestation, avant d’être transporté à l’hôpital, d’où il se serait enfui par la suite. Il est décédé peu après des suites d’un traumatisme crânien.
La colère est rapidement montée, donnant lieu à des barrages routiers, à l’incendie de pneus et à des affrontements au cours desquels des manifestants ont lancé des pierres et des cocktails incendiaires. Les forces de l’ordre ont répliqué en utilisant des gaz lacrymogènes.
Le gouverneur de la région s’est rendu au domicile de la famille du défunt, promettant « l’ouverture d’une enquête » afin de faire toute la lumière sur les circonstances du décès et « de traduire les responsables en justice », une exigence centrale des proches de la victime.
Ces événements s’inscrivent dans un climat social déjà tendu, alors que l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a récemment appelé à une grève générale en janvier 2026 pour défendre les libertés syndicales et réclamer l’ouverture de négociations salariales.







