Le Front du salut national, principale coalition d’opposition en Tunisie, a annoncé la participation de membres de sa direction et de ses partisans à une grève de la faim symbolique, en solidarité avec l’avocat emprisonné Ayachi Hammami et l’ensemble des détenus politiques.
Cette initiative répond à l’appel de Hammami à observer une grève collective de la faim de trois jours, pour protester contre ses conditions de détention et celles d’autres prisonniers d’opinion.
Dans un communiqué, le Front a exprimé sa solidarité avec ceux qu’il qualifie de « prisonniers d’opinion », affirmant qu’ils ont « transformé leurs cellules en espaces de lutte », et estimant que leur arrestation s’inscrit dans une politique de « criminalisation de l’action politique et civique ainsi que de la liberté d’expression ».
Des avocats tunisiens de premier plan, dont deux anciens bâtonniers, ont également rejoint le mouvement de grève, dénonçant ce qu’ils décrivent comme des « procès inéquitables ».
Pour rappel, les autorités tunisiennes ont arrêté Ayachi Hammami, ancien ministre et ex-président de l’Instance des libertés, début décembre, afin d’exécuter une peine de cinq ans de prison pour « complot contre la sûreté de l’État », dans une affaire remontant au début de l’année 2023 et impliquant plusieurs opposants et militants.







