Tous les regards se tournent aujourd’hui vers Washington, où le président congolais Félix Tshisekedi et son homologue rwandais Paul Kagame se rencontrent dans un rendez-vous qualifié d’« historique » pour signer un accord de paix sous médiation américaine.
La rencontre intervient après plusieurs mois de médiation américaine entamée en avril dernier, qui avaient abouti dans un premier temps à une signature préliminaire entre les ministres des Affaires étrangères en juin, puis à un cadre d’intégration économique régionale en novembre.
Cependant, cette avancée diplomatique n’a pas mis fin aux combats sur le terrain, alors que les affrontements se poursuivent entre l’armée congolaise et les rebelles du M23, que Kinshasa accuse Kigali de soutenir. De son côté, Kigali affirme que les Forces démocratiques de libération du Rwanda — composées d’anciens combattants hutu — continuent de représenter une menace.
Ces dernières semaines, les deux présidents ont échangé des accusations, Tshisekedi reprochant à Kagame de « poignarder dans le dos », tandis que Kagame l’a accusé de ne pas honorer les engagements précédents, qualifiant la rencontre de Washington de « simple pas dans la bonne direction ».







