Le neuvième Congrès africain s’est ouvert au Palais des congrès de Lomé, la capitale togolaise, sous le thème : « Renouveler l’unité africaine et le rôle de l’Afrique dans la réforme des institutions multilatérales ». Il s’agit de la première rencontre du genre depuis dix ans, après le dernier congrès tenu à Accra.
L’événement, préparé pendant plus de deux ans sous la supervision du ministre togolais des Affaires étrangères Robert Dussey, réunit des représentants du continent, de la diaspora et des personnes d’ascendance africaine, parmi lesquels le ministre angolais de la Culture, l’économiste togolais Kaku Nubukpo, l’ancien diplomate sénégalais Doudou Diène, ainsi qu’un panel d’universitaires et d’influenceurs.
Le congrès ambitionne de réinventer le concept d’unité africaine, d’examiner le rôle du continent dans la réforme des institutions internationales et d’aborder la question des réparations liées aux injustices historiques.
Dans le même contexte, l’événement est critiqué par certaines figures de l’opposition togolaise, qui accusent le gouvernement de Lomé d’instrumentaliser le message du congrès, lequel trouve un écho auprès de la jeunesse africaine.
Le mouvement M66, apparu sur les réseaux sociaux, a par ailleurs appelé à une mobilisation le jour de l’ouverture pour protester contre le gouvernement en place, la nouvelle Constitution et exiger la libération des prisonniers politiques.







