Des dizaines de personnes ont perdu la vie et de nombreuses autres sont portées disparues après le chavirement d’une petite embarcation transportant des migrants au large des côtes du Sénégal, alors qu’ils tentaient de rejoindre les Îles Canaries espagnoles.
Le drame s’est produit près des côtes de la zone de Ngazobil (ou Ingazobil), dans la ville de Joal.
Selon des sources sécuritaires sénégalaises, les corps d’au moins 12 victimes ont été repêchés, tandis que 31 personnes ont pu être secourues. L’un des survivants a été admis à l’hôpital dans un état critique.
La marine sénégalaise, appuyée par des équipes de secours, poursuit des opérations de recherche intensives pour retrouver les disparus, malgré des conditions en mer difficiles.
Les autorités ont ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de cette traversée clandestine et d’identifier les réseaux de passeurs présumés, accusés de trafic d’êtres humains et de mise en danger délibérée de la vie des migrants.
Ce naufrage s’inscrit dans une série de tragédies illustrant l’extrême danger de la route migratoire atlantique, devenue l’un des itinéraires les plus meurtriers d’Afrique de l’Ouest. Selon l’ONG espagnole Caminando Fronteras, des milliers de migrants périssent chaque année lors de tentatives similaires, l’organisation estimant à près de 10 000 le nombre de morts en 2024 seulement.







