L’Union générale tunisienne du travail (UGTT), la plus puissante organisation syndicale du pays, a appelé à une grève générale nationale le 21 janvier prochain, en défi direct aux politiques du président Kaïs Saïed et de son gouvernement.
L’annonce met en avant la contestation par l’UGTT des restrictions imposées aux libertés syndicales, tout en réclamant l’ouverture de négociations sérieuses sur les augmentations salariales, dans un contexte de crise économique aiguë et de tensions sociales croissantes.
La grève devrait paralyser la plupart des secteurs publics essentiels — éducation, santé, transports —, ce qui accentuerait la pression sur un gouvernement déjà confronté à un manque de ressources financières, et augmenterait le risque d’une agitation sociale plus large dans un climat marqué par le mécontentement face à la dégradation des services et du niveau de vie.
Ce mouvement s’inscrit dans la continuité d’une série de protestations syndicales, dont la plus marquante fut la grève de deux jours des employés du secteur bancaire en novembre dernier, qui avait perturbé les transactions financières et provoqué des scènes d’affluence devant des distributeurs automatiques déjà en difficulté.







