Le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l’homme a appelé les autorités érythréennes à la libération « immédiate et inconditionnelle » d’environ 10 000 personnes détenues arbitrairement dans le pays, parmi lesquelles figurent des responsables politiques, des journalistes, des religieux et des étudiants, privés de procès depuis des années et maintenus dans des conditions de détention sévères.
Cet appel intervient malgré l’accueil favorable réservé par l’ONU à la libération récente de 13 personnes qui avaient passé près de 18 ans en détention arbitraire, une mesure qualifiée d’« encourageante ».
Le porte-parole du Haut-Commissariat, Seif Magango, a déclaré que l’ONU restait disposée à poursuivre sa coopération avec Asmara afin d’assurer le respect des engagements internationaux du pays.
De son côté, l’organisation Human Rights Concern-Eritrea a révélé que certains des détenus libérés étaient incarcérés dans des conteneurs métalliques à la prison de Mai Serwa, exposés à des conditions climatiques extrêmes.
L’Érythrée, dirigée par le président Isaias Afwerki depuis son indépendance en 1993, fait régulièrement l’objet d’accusations de violations des droits humains, notamment en matière de détentions arbitraires et de conscription forcée, et figure parmi les pays les moins bien classés dans les indices internationaux relatifs aux libertés fondamentales.







