La capitale malienne Bamako accueille ce samedi le deuxième sommet de la Confédération des États du Sahel, réunissant les présidents du Mali, du Niger et du Burkina Faso, dans un contexte marqué par des défis sécuritaires communs et une volonté affichée d’accélérer l’intégration régionale.
En amont du sommet présidentiel prévu lundi et mardi, un Conseil des ministres de la Confédération se tient sur deux jours, avec la participation des ministres des Affaires étrangères, de la Défense et de la Sécurité. Cette réunion vise à dresser le bilan de la première année d’existence de l’alliance et à évaluer les progrès réalisés.
Les discussions portent notamment sur l’avancement de la mise en place des structures confédérales, ainsi que sur la position commune à adopter face aux négociations en cours avec la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), dont les trois pays se sont retirés au début de l’année.
Ce sommet se déroule dans un environnement régional particulièrement sensible, les États membres faisant face à des attaques persistantes de groupes armés. Cette situation les a conduits à privilégier une approche fondée sur la « souveraineté nationale » et à désigner la Russie comme partenaire stratégique majeur.
La Confédération des États du Sahel a été officiellement proclamée en juillet 2024, après plusieurs mois de coopération sécuritaire et économique. Ces derniers mois ont été marqués par des avancées concrètes, notamment des projets communs tels qu’une chaîne de télévision régionale et une banque d’investissement.







