Le ministre nigérian de l’Information, Mohammed Idris, a annoncé que le récent différend diplomatique entre le Nigeria et les États-Unis avait été « largement résolu » grâce à un dialogue sérieux fondé sur le respect mutuel.
S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue lundi à Abuja, le ministre a indiqué que ces discussions avaient abouti à un renforcement du partenariat bilatéral entre les deux pays.
Parmi les manifestations concrètes de cette coopération, Mohammed Idris a cité un accord d’aide en vertu duquel les États-Unis fourniront 2,1 milliards de dollars en soutien aux prestataires de services de santé chrétiens, soulignant que cette assistance « bénéficiera à l’ensemble des Nigérians ». Il n’a toutefois pas donné de détails supplémentaires sur les termes précis de l’accord.
Cette annonce intervient quelques semaines après des déclarations controversées du président américain Donald Trump, qui avait menacé d’une intervention militaire au Nigeria et accusé le pays de « massacres » et de « génocide » contre les chrétiens. Des accusations que le gouvernement nigérian avait fermement rejetées, les qualifiant de « trompeuses ».
À noter que Washington continue de classer le Nigeria parmi les pays « particulièrement préoccupants » en matière de liberté religieuse. Le pays est également concerné par les récentes restrictions américaines sur les visas et l’immigration imposées par l’administration Trump.
Le Nigeria, marqué par une division religieuse entre un nord majoritairement musulman et un sud majoritairement chrétien, fait face à des conflits complexes, notamment les attaques persistantes du groupe Boko Haram, ainsi que des affrontements récurrents entre éleveurs et agriculteurs dans les régions centrales, causant des victimes parmi toutes les communautés.







